Le verbe Aimer est difficile à conjuguer. Son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif, et son futur est toujours conditionnel.

Cocteau

12/04/2009

Durant juste une minute, rien qu'une minute

It’s so chic ... Et si on prenait juste une minute pour penser, parler proprement, échanger, s’entraîner à faire comme, se plonger dans le blanc de nos yeux. Juste une minute, une seule minute pour se dire tout ce qu’on a envie de se dire, pour se séduire, se surprendre, s’échauffer, s’attendre, s’étendre sur les sujets divers et variés. Et si pendant cette minute, on s’amusait à se sentir, s’attendrir, se questionner, s’amouracher d’une longue et vivante suée qui nous transperce l’échine. Juste durant cette minute n’oublie pas de m’écrire, me toucher, me sentir, m’aspirer, me respirer pour que juste toi et moi ne faisons qu’un élément distinct sans être double. Rien que cette minute pour me demander pardon, un baiser, une caresse, une gifle, une main tendue pour te relever, m’étendre à tes côtés. Tout, je veux tout, absolument tout et ne me refuse rien. Juste une minute.

Choc … Et si durant cette minute, tu m’oubliais dans les rues, les avenues, devant ta porte, dans mon lit, dans tes pensées, ton cœur pour dormir en paix sans rêves hasardeux. Durant une minute, une seule minute pour me souiller de ta rancœur, tes pleurs, de ta haine, de ton silence, de ton amour masqué pour un pêché soit disant mortel. Et si durant cette minute, on se disait face à face ce que l’amour peut fait comme dégâts dans le cœur d’un seul homme, prêchant une parole corrompue par nos faux semblants, par nos idéaux pourris, nos pulsions interdites, nos rapports plus si proches. Durant juste cette minute, oublie ce mensonge qui te hante, cette vérité mal placée, ces si beaux mots échangés placardés sur un mur, détruit de mes poings. Rien que durant cette minute pour s’insulter, se détruire en se fixant droits dans les yeux, enfoncer au plus profond de ton corps, la trace perdue de mon amour. Rien, je ne veux rien, absolument rien et me refuse tout. Durant une minute.

Chut … Et si rien qu’une minute suffisait pour tout se dire proprement, échanger, s’entraîner à faire comme si tes pensées, ton cœur s’endorment en paix sans rêves hasardeux, s’oublier devant ta porte, dans les rues, les avenues, mon lit, le blanc de nos yeux. Rien qu’une minute, une seule minute, pour surprendre tes pleurs, échauffer nos amours masqués, s’étendre dans le silence d’un pêché soit disant mortel, souillé par tant de sujets divers et variés, attendre la haine pour se dire ce qu’on a envie de se dire et séduire une certaine rancœur. Et si rien qu’en une minute on s’amusait à se dire face à face ce que l’amour peut faire, à sentir les dégâts dans le cœur d’un seul homme attendri par une parole corrompue, se questionner sur nos faux semblants, s’amouracher d’idéaux pourris, de pulsions interdites tout en prêchant une longue et vivante suée qui transperce nos rapports plus si proches. Rien qu’une minute où on oublie ce double mensonge qui te touche, te hante, t’aspire sur ces si beaux mots échangés pour que juste toi et moi ne faisons qu’un, où on n’oublie pas une vérité écrite mal placée, placardée sur un mur distinct sans être détruit de mes poings, de sentir, de respirer. Et rien quand cette minute demander pardon mon amour en se fixant droits dans les yeux, enfoncer au plus profond de ton corps un baiser, une caresse et m’étendre à tes côtés, insulter cette gifle, détruire la trace perdue d’une main tendue pour te relever. Je ne veux rien du tout et me refuse au tout. Rien qu’une minute.



DOPC

06/04/2009

Petite tristesse, grande joie.

Un spasme. Non, des spasmes. Une durée, indéterminée, qui s’éternise. En résumé, des spasmes éternels. Autrement, les spasmes éternels. Voire prolixes, longuets. Les spasmes longuets. Mettons de la musique, une note, une note, une note et des autres. Choisissons l’instrument sur une de nos saisons. L’arc tendu, mélodieux sur des airs orangers, du soleil tombant. Un silencieux vent s’empare des lieux. Les spasmes longuets des arcs tendus du soleil orange. On tue, on martèle la carte rouge. Ma carte rouge, celle qui souffre des peines d’autrui. On agit lentement, on diminue la douceur d’une mélancolie le tout sur un ton répétitif, répétitif, le même et le même, encore une fois. Insipide.

Je manque d’air, une respiration vitale s’impose, j’en dispose. Terrifiant, oppressant, la pale couleur des souvenirs d’antan. Livide temps. Il est l’heure. Le tic tac de l’horloge l’annonce, retentit, tinte minuit, midi. Tout oppressant et livide quand tinte minuit. Et c’est là, à ce moment précis que je me rappelle les événements passés. Je me rappelle et n’oublie pas. Je n’oublie pas les lundis d’autrefois, d’antan. Etranges sensations que les souvenirs, si étranges que ma gorge se noue de gouttes de sel. Sanglots salés.


Il est l’heure, le temps de partir, de fuir. Disparition sous un zéphyr doré néfaste. Un homme, une ombre. Une femme, un geste. Une ombre, un geste m’enlève de cette réalité. Réalité déformée. Arrachement torride d’une lueur soudaine par-dessus tous bruits naturels d’une vision masqué de l’au-delà. Ici, par ici et maintenant. Et si ? Comme une branche. Branche commune des songes. Idem. Je chante les louanges des demoiselles défuntes des grands sages. Ceux présents depuis un temps. Aux armes, sauvons nos veines boisées. Résumons.


Les spasmes longuets des arcs mélodieux de l’orange soleil martèlent ma carte rouge d’une mélancolie insipide.


Tout oppressant et livide, quand tinte minuit. Je n’en oublie pas des lundis d’antan et je sale mes joues.


Et je fuis au zéphyr néfaste qui m’arrache ici, au-delà, idem aux demoiselles défuntes.




DOPC

05/04/2009

A la guerre comme à la guerre.

It’s so chic … so quiet. Quoi qu’on en dise, en amour comme à la guerre, tous les coups sont permis. Un coup, un seul, bien placé, bien ajusté peut renverser toute une situation. Un coup, un seul, mal calculé, mal acquis peut anéantir tous espoirs. A la guerre comme à la guerre, un vainqueur s’orgueil tandis qu’un vaincu s’en doute. Faut-il par avant trouver son camp. Etre neutre ? Impossible, en amour comme à la guerre, on est forcément impliquer. Tant bien que mal. L’amour n’est qu’un sentiment secondaire, l’amour propre une fatalité. Toujours est-il que celui qui n’est pas sur le champ de bataille ne court aucun danger. Donc, messieurs, mesdames, en amour comme à la guerre, abstenez vous, c’est le meilleur moyen de gagner ou de perdre. A la guerre comme à la guerre.



Choc … Quoi qu’on en dise, en amour comme à la guerre, tous les coups sont permis. Un coup, un seul, bien placé, bien ajusté peut déclencher les foudres passionnelles. Un coup, un seul, mal calculé, mal acquis peut réduire en cendres l’excitation naissante. Alors que faire si ce n’est espérer encore et encore que cet amour brutal nous transperce l’échine de part en part. Faire tout comme. Simuler. Stimuler. Mutiler. Et ainsi de suite. A en devenir répétitif. Etre neutre ? Impossible, en amour comme à la guerre, on est forcément attisés par ses propres démons. Ces petites bêtes offertes et soumises qui nous dictent nos lois ou leurs lois. Je ne sais plus. Donc, messieurs, mesdames, en amour comme à la guerre, abstenez vous, c’est le meilleur moyen de guérir ou de souffrir. A la guerre comme à la guerre.



Chut … Quoi qu’on en dise, en amour comme à la guerre, tous les coups sont permis. Un coup, un seul, bien placé, bien ajusté peut faire fondre les ambitieux. Un coup, un seul, mal calculé, mal acquis et c’est son amour propre qui en prend pour son grade. Pacifier, pactiser, capituler. Et ainsi de suite. A en redevenir répétitif voire nocif. Etre neutre ? Impossible, en amour comme à la guerre, il faut être à l’affront, arme en main et batailler dur, au cas où. Toujours est-il que se taire ou sonner le clairon en revient au même. Donc, messieurs, mesdames, en amour comme à la guerre, soyez vous-même, c’est le meilleur moyen de séduire ou surprendre. A la guerre comme à la guerre. D’accord mais tout dépend son camp.



DOPC